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Performance artistique en direct – Dancing Painting



Euh quoi ? De la peinture… en dansant ?


Oui. Je peins en suivant le rythme de la musique. Je danse avec mes cheveux, mon corps, mon wow, et mon pinceau. La toile devient une scène. Le geste devient une histoire.

Au départ, c'était pour mon propre fun. Un genre de fuck la technique, lance des couleurs et regarde ce qui se passe. Et c’est vrai. En partie.

Mais si je suis honnête… maintenant, je suis aussi un brin stratégique.




La confiance dans le geste


Je danse et je colore — deux choses que je fais bien. Je pars dans mon aventure avec cette certitude intérieure que, d’une manière ou d’une autre, ça va finir par être beau. Et au pire, on risque quoi ? Une toile laide ?

À l’acrylique surtout, on s’en fout un peu. Si ça ne marche pas, on recouvre en gris, en mauve pâle, et on recommence. Anytime. Toujours. D’autres couleurs, d’autres mouvements, une autre histoire.

C’est ça que je veux montrer : la confiance dans le geste. Le droit de se tromper. Le plaisir de recommencer.


Live Painting au ArtJam
Live Painting au ArtJam


D’où ça vient, cette façon de peindre ?


Mon premier contact avec les pinceaux, ce n’était pas sur une toile. C’était sur des visages.

Pendant près de quinze ans, j’ai fait du maquillage artistique pour enfants. Des petites frimousses qui bougent, qui rient, qui froncent le nez pendant que tu essaies de tracer une ligne droite. Ça t’apprend vite à lâcher prise sur la perfection.

Les lignes parfaites, tu oublies ça.

Puis, j’ai commencé à peindre en public. Et là, j’ai compris quelque chose d’important : le vrai spectacle, ce n’est pas seulement la toile finie. C’est quand je la peins.

Le moment où ça naît.

Je me suis mise à vouloir rendre ce processus le plus vivant possible à regarder.




La musique, la transe et le premier élan


Je dansais déjà un peu en peignant. Je chantais, beaucoup. Souvent, je mets la même toune en repeat. Une chanson qui tourne en boucle jusqu’à ce que mon cerveau arrête de poser des questions. À ce moment-là, je ne réfléchis plus. J’avance dans le visuel.

Alors je me suis dit : pourquoi ne pas faire les deux en même temps ?

Danser. Et swinger mon pinceau sur la toile en même temps.

Et oh… surprise. Ça marche!

Pour trouver la profondeur du mouvement dans l’abstrait.

Quoi de mieux pour donner du swing à une toile qu’un vrai swing avec ton bras ?


Live Painting au NOMADlife.tv
Live Painting au NOMADlife.tv

Quand le corps devient le pinceau


Quand tu me vois aller, tu comprends vite que mes traits sont des mouvements.

Des fois, je retiens le poids de ma main sur le pinceau : la trace devient pointillée, légère.

Des fois, j’écrase tout : ça éclabousse, ça déborde.

Parfois, je fais des picos, des lignes, des lignes et encore des lignes… et tout à coup, il naît des palmiers.

Le corps décide. La toile suit.


Toile peinte live lors du spectacle ALL WE HAVE IS NOW
Toile peinte live lors du spectacle ALL WE HAVE IS NOW

Le chaos… mais avec une structure


Avec le temps, j’ai quand même développé mes petites stratégies.

J’ai mes pinceaux fétiches. Mon ordre de couleurs. Mes astuces de composition.

Souvent, par exemple, je commence avec un fond déjà posé. Parce que couvrir toute une toile spontanément en dansant, c’est plus compliqué qu’on pense. Alors cette base est là. Et le reste ?

Le reste se passe sur le moment.



Peindre l’ambiance d’une pièce


Je me laisse inspirer par l’environnement. Les sons. Les conversations. Le rythme du monde.

Des fois, il y a des groupes qui parlent fort, qui rient, qui sont en mode party. D’autres fois, tu te demandes s’ils sont vraiment soixante, tellement la pièce est feutrée.

Alors je m’adapte.

Gros gestes, couleurs pimpantes quand ça feel fête.

Pastels doux, mouvements lents quand l’atmosphère est plus intime.

Au final, la toile devient une capsule du moment. Une trace de l’ambiance de la soirée.

Live Painting au NOMADlife.tv
Live Painting au NOMADlife.tv

Retracer les voix, les rires et les silences


Ce que je peins, ce n’est pas seulement ce que je vois.

C’est ce que j’entends.

Les tons de voix. La musique des rires. Le suspense des conversations plus mystérieuses. La tension. Ou au contraire, la détente qui s’installe quand la crowd lâche son fou.

Quand ça arrive, mes traits deviennent plus fins, plus légers.

La musique qui joue pendant la performance m’aide à trouver un beat. Un fil conducteur pour repasser, avec mon corps et mon pinceau, sur tout ce que j’ai perçu dans la salle.

Je résume la soirée en gestes.

Je raconte une histoire en couleurs.


Seule avec la caméra, ou portée par une foule


Peindre en dansant, ce n’est pas la même chose quand je suis seule chez moi que quand je suis au milieu d’une salle pleine de regards.

Être observée, je connais ça depuis longtemps. Avec le maquillage artistique pour enfants, il y avait souvent des files interminables de parents et de petits qui me regardaient peindre en tapant du pied, en attendant leur tour. Des visages curieux, des yeux à hauteur de pinceau, une petite pression douce mais bien réelle. C’est comme ça que j’ai commencé à créer sous le regard des autres.

En foule, l’énergie circule. Je la sens. Elle me porte, me pousse, me donne un rythme qui ne m’appartient plus seulement.

À la maison, devant la caméra, c’est autre chose. Là, je prends mon inspiration uniquement dans la musique et dans la paix d’être seule. J’ai plus de droit à l’erreur. Plus d’espace pour hésiter, recommencer, laisser une trace qui ne sera peut-être jamais montrée.

Deux états. Deux élans. Deux façons d’entrer dans la même danse.


Dancing Painting en plein air
Dancing Painting en plein air

Dancing Painting, au fond


Ce n’est pas juste une performance.

C’est une manière d’être présente. D’écouter un lieu. D’écouter les gens. Et de transformer tout ça en mouvement et en peinture.


Pour obtenir plus d'informations sur les forfaits de performances en direct

c'est par ici: DANCING PAINTING










 
 
 

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